19e Siècle : L’origine des produits Favrichon
1890 Joseph Favrichon est pharmacien à Saint Symphorien de Lay. Dans le même temps, un abbé allemand, Monseigneur Kneipp développe une méthode de soin basée sur la médecine douce, la thalasso, et une alimentation à base de céréales complètes.
1891 Louise, la fille unique de Joseph Favrichon est atteinte d’une « fluxion de poitrine », que la médecine traditionnelle ne parvient pas à soigner. Son père lui applique les préceptes de l’abbé Kneipp, qui guérissent la petite Louise quelques semaines plus tard.
1893 Joseph Favrichon achète les bâtiments d’une ancienne boulangerie pour y fabriquer des farines de céréales selon les recettes élaborées par Kneipp, et fonde le « Comptoir général des produits français de la méthode Kneipp » en 1895.
PERIODE D’AVANT GUERRE : la diversification des produits :
farines pour bébés, diététique et avoine
1912 Le fils de Louise Favrichon et Charles Vignon, refuse ses biberons de farine traditionnelle. Son grand-père travaille à l’élaboration d’une nouvelle recette de farine pour bébé : le Phosphogène est né (farine de blé grillé, farine de pois vert et poudre d’os pour fortifier les enfants).
Pour répondre au baby boom d’après guerre, Joseph Favrichon élargit la gamme des farines pour bébé (Phosphogène pour bébé « normal », pour bébé constipé ou encore diarrhéique). A l’époque, Favrichon est la seule marque à proposer une gamme large qui devient alors un atout commercial de premier ordre.
1921 Le flocon d’avoine apparaît déjà dans la gamme Favrichon, mais le grain d’avoine, contrairement à aujourd’hui, n’était pas cuit avant laminage.
1925 La société Favrichon lance une grande campagne commerciale. Plaques émaillées et affiches vantent les mérites nutritifs des produits de la marque, un automate est prêté aux magasins qui réalisent de bonnes ventes de produits…
1933 Joseph Favrichon, petit-fils du fondateur, modernise l’étiquetage des produits. Une orientation résolument diététique est donnée aux produits et des allégations nutritionnelles plus claires sont portées à la connaissance des consommateurs sur les emballages.
1938 Joseph Favrichon met au point une nouvelle méthode de préparation du grain d’avoine. Son objectif était d’améliorer la digestibilité de cette céréale. L’avoine est cuite à la vapeur en continu avant d’être laminée entre deux cylindres, le flocon d’avoine que nous connaissons actuellement est né. Nous continuons à le fabriquer selon ce même principe aujourd’hui.
1941 Pendant la deuxième guerre mondiale, l’usine ayant négocié avec le ministère, a été classée « prioritaire » pour l’alimentation des enfants, elle garde son personnel et en profite pour développer le « café national » en torréfiant du malt d’orge qu’elle vendra nature ou additionné de figues et de gland. C’est la naissance des boissons Nectad’or, Malt soluble et Matimalt.
PERIODE D’APRES GUERRE : les débuts du Bio
1941 La qualité était déjà le maître mot des valeurs de la société Favrichon. Elle cherche donc à assurer une maîtrise complète de la filière céréales et installe une ligne de nettoyage des graines d’avoine. Elle peut donc sélectionner ses céréales directement chez les agriculteurs. En parallèle, la société modernise la ligne de fabrication des flocons.
1950 Les produits céréaliers diététiques se développant de mieux en mieux, la commercialisation des produits pharmaceutiques est donc abandonnée.
1960 Après une période difficile avec l’entrée sur le marché des farines infantiles fabriquées par d’autres grandes entreprises bien connues en plein essor, grâce à la persévérance de ses salariés, Favrichon se redresse et poursuit son engagement dans le domaine de la diététique. La société participe à la création de «la revue de la diététique» dans laquelle une équipe de scientifiques publie ses recherches sur les aliments et la nutrition.
1970 André Vignon reprend les rênes de l’entreprise après le départ en retraite de son frère aîné Joseph Vignon et contribue à l’essor économique de l’entreprise. Toujours précurseur en matière d’alimentation saine, Favrichon s’intéresse de prêt à cette nouvelle tendance dont on parle encore très peu : les produits fabriqués à partir de matières premières cultivées sans engrais ni traitement chimique de synthèse. Et pour la première fois dans les années 1973 – 1974, Favrichon fait référence à ce mode de culture sur les emballages de ses produits.
C’est le début des produits biologiques et beaucoup d’autres, après Favrichon, suivront la tendance.
1977 L’innovation ne s’arrête pas là , la société Favrichon installe une nouvelle ligne de transformation de céréales et devient la première en France à créer des céréales du petit déjeuner croustillantes. Ces produits sont aujourd’hui le cœur du marché des produits du petit déjeuner.
A partir de 1980, la famille des produits Favrichon s’agrandit avec l’apparition des premiers mueslis.
1985 Les produits de la gamme Favrichon sont distribués sur toute la France dans le réseau des magasins spécialisés. Un grand travail de marketing est entrepris pour moderniser les produits et leur donner un nouveau look.
21e Siècle : Développement et innovations
2003 Favrichon tourne une nouvelle page de son histoire, son actionnaire, le groupe « Le goût de la vie » revend en totalité cette filiale à une société familiale, Loire Céréales Holding, bien décidée à suivre les valeurs des fondateurs.
2004 Après les 20 ans qui viennent de s’écouler où Favrichon a prospéré sur la base de sa notoriété, la marque se porte bien, forte d’une excellente image de qualité et de rigueur dans le domaine des produits biologiques. Favrichon se réaffirme dans le domaine de la nutrition sans jamais oublier que le critère «agriculture biologique» reste une valeur première.
Les produits Favrichon s’habillent d’un nouvel emballage et se segmentent en 4 gammes pour apporter plus de lisibilité au consommateur et faciliter son choix de céréales petit déjeuner en fonction de ses besoins et attentes nutritionnelles. L’étiquetage de chaque produit met en avant ses spécificités nutritionnelles et les bénéfices qu’il peut apporter.
2005 Favrichon se lance dans un grand plan d’investissements industriels pour la modernisation de ses locaux et équipements. Les nouveaux ateliers d’enrobage des céréales, de mélange et de conditionnement sont entrés en fonctionnement en mai 2006. Ces investissements permettent le développement de l’entreprise qui a bénéficié d’un FADEL (Conseil Général de la Loire) et d’une aide du Conseil Régional. En augmentant ainsi sa capacité de production, l’entreprise peut continuer à répondre aux attentes toujours plus importantes de ses consommateurs et clients.
2008 à nos jours Depuis 2008, l’équipe de Favrichon travaille autour d’une meilleure segmentation du marché et repositionne sa marque et ses gammes dans les magasins spécialisés. C’est le lancement d’une nouvelle gamme de céréales du petit déjeuner en sachets et sa gamme en étuis fait peau neuve avec un nouveau design. Aujourd’hui, le rythme des innovations Favrichon est de 5 à 10 nouveaux produits par an.